Nile Emerald

Voyage en égypte, au fil du Nil, Louxor, Assouan, Edfou, Abou Simbel, pays magique et si accueillant. Merci.

21 décembre 2009

Sauver un animal

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Avec www.actuanimaux.com, vous pouvez aider Joyeuse en envoyant par SMS le mot SAUVE au 81015 (Coût : 3 € TTC dont 60 % sont reversés à ACTUANIMAUX pour le sauvetage de Joyeuse) et ainsi la sauver d’une mort qu’elle n’a certes pas méritée.

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08 octobre 2009

Help ! Sauvons un cheval

poneyUrgent : un cheval à sauver, vous pouvez y contribuer en cliquant sur le lien ci-dessous, on ne vous demande qu'un clic de souris, alors SVP un petit geste d'amour. Merci.

PS : n'hésitez pas à transmettre à vos connaissances.

http://www.actuanimaux.com/nous_soutenir.php

Un clic de souris par jour pour sauver des animaux, défendre des causes animales, comme la corrida par exemple. Alors mettez ce lien dans vos favoris.

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12 avril 2009

L' EGYPTE

Bon je laisse tomber, y'a pas moyen de mettre la moindre image, bref c'est le b....l ! donc la suite du site sur :

http://emeraudedunil.canalblog.com

(c'est le même site qui continue)

http://chaudelumiere.canalblog.com (des scintillants, des photos, accompagnés de proverbes, citations, humour...)

http://rienquedeschats.canalblog.com (des chats et des poèmes)

http://dansletempsjadis.canalblog.com

http://histoiresansgeo.canalblog.com

http://contesetlegendes.canalblog.com

pharaon

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24 février 2007

A suivre.... l'Egypte

Animaux024

Allez vite voir la suite, sur l'autre blog..............

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22 décembre 2006

Faveurs accordés par Amasis aux Grecs

Pour gagner l'affection du peuple et celle de la cast sacerdotale, il érigea plusieurs temples aux dieux nationaux et décora les autres statues. En même temps il montrait aux Grecs une bienveillance qui les attirait en Egypte. Il leur donna Naucratis pour résidence, et permit à ceux qui, ne venant en Egypte que pour leur commerce, n'y résidaient pas, d'élever des temples et des autels où ils pouvaient sacrifier à leurs dieux.
Ce même esprit libéral se retrouve dans la politique étrangère. Il ne fit point de guerre, si ce n'est contre les Cypriotes, qu'il obligea à lui payer tribut ; mais il noua d'étroites relations avec les Etats voisins, avec les rois d'Assyrie et de Lydie, avec les Grecs de Cyrène, au milieu desquels il prit la reine Ladicée, fille d'un prince de ce pays, et, lorsqu'un incendie eut détruit le temple de Delphes, il donna 1000 talents d'alun pour aider à sa reconstruction. D'autres villes grecques reçurent de lui d'autres présents.

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21 décembre 2006

Amasis (569-526) et le vase d'or

Amasis était de basse condition, et à cause de cela peu considéré de quelques-uns des grands de la cour. Il leur donna une leçon publique qui fit tomber les préventions. Parmi les objets précieux qui lui appartenaient se trouvait un bassin d'or où lui et ceux qui mangeaient à sa table avaient coutume de se laver les pieds. Il ordonna qu'on le mît en pièces et qu'on en fît la statue d'un dieu ; puis il plaça cette statue dans l'endroit le plus apparent de son palais. Personne ne manqua d'aller adore l'image divine. Alors Amasis les réunit et leur dit :"Ce dieu à qui vous montrez tant de respect était hier un bassin servant aux plus vils usages. Il en est ainsi de moi : j'étais peu de chose d'abord, aujourd'hui je suis votre roi : rendez-moi donc les honneurs qui sont dus à la dignité royale." Depuis ce jour, il fut respecté de tous ses sujets.

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19 décembre 2006

Musée Egyptien

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Si vous allez en Egypte, ou si quelqu'un y va ; achetez ce livre. C'est LA bible du Musée du Caire. Il n'y a pas de mots pour le décrire, il est tout simplement splendide ! Cerise sur le gateau, on le trouve écrit dans toutes les langues.

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Psammis et Apriès (595-569) ; révolte d'Amasis

Le successeur de Néko, Psammis (Psamétik II), ne régna que six ans et mourut au retour d'une expédition contre les Ethiopiens (589). Apriès (Ouhabrâ), qui vint après lui, combattit les Sidoniens, les Tyriens et les Cypriotes. Il voulut soumettre aussi les Grecs de Cyrène, mais cette expédition échoua. Les soldats crurent qu'il les avait envoyés là dans le dessein de les faire périr, et se révoltèrent contre lui. Il fit partir, pour les apaiser, un de ses officiers, Amasis (Ahmès). Tandis que ce chef les exhortait à rentrer dans le devoir, un Egyptien se glissa derrière lui et lui couvrit la tête d'un casque, en disant qu'ils le voulaient tous pour roi. Amasis se laissa faire cette violence et marcha contre Apriès.
Ce prince crut qu'il suffirait d'un mot pour apaiser la révolte : il chargea un des hommes les plus distingués de sa cour, Patarbémis, d'aller prendre Amasis et de le lui ramener vivant. Patarbémis se rendit dans le camp des rebelles et signifia à Amasis l'ordre de le suivre. "Va dire à celui qui t'envoie, répondit Amasis, qu'Apriès me verra arriver bientôt en nombreuse compagnie." L'envoyé se hâta de rapporter ces mauvaises nouvelles. Apriès refusa de le croire et, le regardant comme un traître, lui fit couper le nez et les oreilles. Ce traitement injuste acheva de lui aliéner ceux qui lui étaient restés fidèles.
Il marcha cependant au-devant d'Amasiss avec 30 000 hommes et le rencontra près de Momenphis ; mais il fut défait et pris. Amasis le traita avec bonté et lui donna pour résidence le palais de la ville de Saïs, jusqu'à ce que les Egyptiens, lui reprochant de laisser vivre leur ennemi et le sien, l'obligèrent à leur livrer Apriès. Dès qu'il l'eurent entre les mains, ils l'étranglèrent.

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17 décembre 2006

Voyage autour de l'Afrique

Si le canal était abandonné, les expéditions maritimes ne le furent pas. Néko fit construire des flottes qui allèrent trafiquer sur les côtes de la Syrie et de la Palestine, et chargea les Phéniciens de faire le tour du continent africain, en partant du golfe Arabique et en revenant par le détroit des colonnes d'Hercule. Ce voyage dura trois ans, car les Phéniciens l'arrêtèrent plusieurs fois en route. Ils abordaient où ils trouvaient la terre propice et semaient du blé pour renouveler leurs provisions. Ils attendaient jusqu'au temps de la moisson, et après leur récolte se remettaient en mer. Ayant ainsi voyagé pendant deux ans, ils doublèrent la troisième année les colonnes d'Hercule et revinrent en Egypte. Ils racontèrent à leur arrivée qu'en faisant voile autour de la Lybie ils avaient vu le soleil se lever derrière eux. "Le fait ne me paraît nullement incroyable", ajoute Hérodote. Il est, au contraire, la preuve de l'authenticité du voyage, car les Phéniciens n'auraient pu imaginer cette position du soleil, dont ils furent témoins après avoir dépassé le tropique et surtout la ligne équinoxiale.
Les connaissances que ce voyage procura furent malheureusement très vite oubliées. Cependant, après que les Perses se furent emparés de l'Egypte, leur roi Xerxès fit entreprendre une expédition semblable par un grand de sa cour qui pour un crime avait été condamné à mort. Le noble personnage eut moins de persévérance que les matelots phéniciens. Il s'embarqua en Egypte, sur la Méditerranée, longea les côtes de Cyrène, de Carthage, de la Numidie, et franchit les colonnes d'Hercule. Mais, arrivé là; il s'effraya de l'immensité des mers qui se déroulaient devant lui, et revint dire qu'il était allé jusqu'où son vaisseau avait pu le conduire. Xerxès le fit mettre en croix. Il pensait que la circumnavigation de l'Afrique n'était pas possible. Le plus grand géographe de l'antiquité, Strabon, rapporte de son côté avoir vu des débris de navires espagnols à l'extrémité du golfe Arabique, venus là en tournant l'Afrique. Il est singulier que l'antiquité ait laissé périr cette idée, au point que le géographe Ptolémée, au deuxième siècle de notre ère, ait fait de la mer des Indes un grand lac enfermé au sud par une terre qui, selon lui, réunissait l'extrémité de l'Afrique à la presqu'île actuelle de Malacca.

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11 décembre 2006

Psamétik

En ce temps-là  disent les légendes conservées par Hérodote, l'Egypte était partagée entre douze princes. Un oracle avait annoncé que celui d'entre eux qui offrirait des libations à Vulcain dans une coupe d'airain serait le seul roi. Or, un jour que les douze chefs sacrifiaient à ce dieu, le grand prêtre leur présenta les coupes d'or dont ils avaient l'habitude de se servir en cette occasion ; mais il se trompa sur le nombre et n'en apporta que onze. Psamétik était au dernier rang ; comme il n'y avait pas de coupe pour lui, il prit son casque, qui était d'airain, et s'en servit pour faire les libations. Les autres rois se souvinrent à ce moment de l'oracle et voulurent tuer Psamétik. Ils reconnurent cependant qu'il avait agi sans préméditation. Ils se contentèrent de le dépouiller de ses domaines, et ils le reléguèrent dans les marais du Delta, avec défense d'en sortir et d'entretenir aucne correspondance dans le reste du pays.
"Psamétik ne se résignait pas à cette déchéance. Il envoya à Buto consulter l'oracle de Latone, le plus véridique des oracles d'Egypte. Il lui fut répondu qu'il serait vengé par des hommes d'airins sortis de la mer. Il ne comprenait pas comment cela pourrait arriver. Mais, peu de temps après,  des Ioniens et des Cariens, qui s'étaient mis en mer pour pirater, furent poussés par la tempête sur les côtes d'Egypte et descendirent à terre revêtus d'armes d'airain. Un Egyptien courut porter cette nouvelle à Psamétik, et, comme il n'avait jamais vu d'hommes armés de la sorte, il dit au prince que des hommes d'airain sortis de la mer pillaient les campagnes. L'oracle était accompli. Le roi fit alliance avec ces Ioniens et ces Cariens, et, par de grandes promesses, les décida à combattre pour lui. Avec ces auxilliaires et les Egyptiens qui lui étaient restés fidèles, il détrôna les onze rois.

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10 décembre 2006

Le prêtre Séthos et l'armée assyrienne de Sennachérib

A la tête de ce mouvement national se plaça une famille originaire de Saïs, qui forma la vingt-sixième dynastie. Ses trois premiers rois sont obscurs. Le quatrième est Psamétik, si connu par les récits d'Hérodote. Suivant cet historien, le dernier des rois éthiopiens, effrayé par un songe, aurait regagné ses Etats, en laissant le gouvernement du pays au prêtre Séthos. L'existence de ce prêtre de Vulcain est contestée. Hérodote n'en raconte pas moins les mythologiques récits dont les prêtres avaient rempli son règne. Ainsi une armée de Sennachérib aurait été mise hors de combat aux portes de Péluse, grâce aux prières de Séthos, par des rats qui rongèrent les cordes des arcs des Assyriens.

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09 décembre 2006

Rois Ethiopiens

Au milieu de 23eme dynastie qui régnait à Tanis, un roi de Napata, jadis capitale de la Nubie égyptienne, Piânkhi-Meïamoun, descendant des grands prêtres d'Ammon, s'empara de Thèbes, de Memphis, et constitua un royaume éthiopien qui s'étendit des sources du Nil bleu aux bouches du fleuve, sans toutefois supprimer une foule de petites principautés vassales. Un de ces chefs, Bokenranw, le Bocchoris de Grecs et le fondateur de la 24eme dynastie, à Saïs, lutta d'abord victorieusement contre ses rivaux ; mais, attaqué par l'Ethiopien Shabak ou Sua (Sabacon), il fut pris et brûlé vif comme rebelle, "et la vile race des Koush" régna sur le pays de ces pharaons qui l'avaient tenue si longtemps asservie (25eme dynastie). Sabacon fut appelé par Osée, roi d'Israël, contre Salmanasar, et Taraka secourut Ezéchias contre Sennachérib ; mais il fut à son tour vaincu par l'Assyrien Assour, qui ravagea l'Egypte et emporta les dépouilles de ses temples (672). L'Egypte resta quelques années soumises à ses nouveaux maîtres, auxquels les petits rois du Delta s'étaient ralliés ; mais il était difficile que la monarchie assyrienne régnât à la fois sur le Tigre et sur le Nil. L'Egypte conservait encore trop de vitalité pour se résigner à cette domination.

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07 décembre 2006

Escalade de la pyramide de Chéops

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Les pyramides sont, comme on le sait des monuments de l'ancienne Egypte, qui servaient de sépulture royale. Les plus célèbres sont celles de Chéops, de Chéfren et de Mykérinos. Chéops ou Khoufou était un roi de la 4e dynastie. La pyramide qu'il fit élever est la plus grande de toutes.

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06 décembre 2006

Ramsinit

A partir de ce prince, la splendeur des pharaons décline, l'obscurité augmente ; mais les prêtres plaçaient dans ces ténèbres, à défaut d'histoire réelle, des légendes qu'ils contèrent à Hérodote.
Un des rois de la vingtième dynastie, lui dirent-ils, Ramsinit, avait de très grandes richesses ; pour les mettre en sûreté, il fit élever un édifice en pierre, dont un des murs était hors de l'enceinte du palais. L'architecte, qui avait de mauvais desseins, arrangea une des pierres avec tant d'art, que deux hommes ou même un seul pouvaient facilement l'ôter. L'édifice achevé, Ramsinit y fit porter ses trésors. Quelque temps après, l'architecte, sentant approcher sa fin, manda ses deux fils et leur dit qu'en faisant le bâtiment où étaient les trésors du roi il avait usé d'artifice, afin de leur procurer le moyen de vivre dans l'abondance. Il leur expliqua clairement les dimensions de la pierre, la place où elle était, la manière de l'ôter sans qu'il y parût, et il qjouta que, s'ils observaient exactement de qu'il leur avait dit, ils se verraient les maître de l'argent du roi.
L'architecte mort, ses fils se mirent à l'ouvrage. Ils allèrent de nuit au palais, trouvèrent la pierre désignée, l'ôtèrent facilement et emportèrent de grosses sommes. Le roi étant un jour entré dans son trésor fut tout étonné, en visitant les vases où était son argent, de trouver qu'ils n'étaient plus remplis. Il ne savait qui en accuser, parce qu'il avait trouvé parfaitement intacts les sceaux qu'il avait fait apposer sur la porte. Il revint deux ou trois fois et reconnut que l'argent avait encore diminué, car les voleurs ne cessaient point de piller. Il fit alors fabriquer des pièges qu'on plaça autour des vases où étaient les trésors. Une nuit, un des jeunes gens entra, alla droit aux vases, donna dans le piège et s'y prit. Quand il se vit dans cette fâcheuse situation, il appela son frère, le conjura d'entrer au plus vite et de lui couper la tête, de crainte qu'on ne le reconnût et qu'il ne fût la cause de la perte de tous les siens. Le frère obéit, remit la pierre et s'en retourna chez lui.
Dès que le jour parut, le roi se rendit à son trésor. Quel fut son étonnement de voir ce corps sans tête pris et arrêté dans le piège, et de ne trouver nulle dégradation dans l'édifice, nulle ouverture par où l'on avait pu s'introduire !
Pour arriver à pénétrer cemystère, il fit pendre sur la muraille le cadavre et plaça des gardes auprès avec ordre de lui amener celui qu'ils verraient pleurer à ce spectacle ou en montrer l'émotion. Quand la mère du voleur sut où était le corps de son fils, elle ordonna à l'autre de mettre tout en oeuvre pour le recouvrer et le lui apporter ; elle le menaça, s'il ne lui donnait pas satisfaction, d'aller elle-même le dénoncer au roi. Le jeune homme, n'étant pas parvenu à fléchir sa mère, quelque chose qu'il pût dire, et craignant ses menaces, imagina un artifice. Il chargea sur des ânes quelques outres remplies de vin et chassa les animaux devant lui. Lorsqu'il fut près de ceux qui gardaient le corps de son frère, il délia, sans qu'on le vît, le col de deux ou trois de ses outres, et, lorsque le vin se répandit à terre, il se frappa la tête comme un homme au désespoir et qui ne savait auquel de ses ânes il devait courir. Les gardiens accoururent pour recueillir le vin qui coulait en abondance, comptant que c'était autant de gagner pour eux. Le jeune homme feignit d'être en colère et leur dit beaucoup d'injures ; mais il cessa peu à peu ses emportements, fit semblant de s'apaiser et détourna ses ânes du chemin pour refermer plus aisément les outres. Il s'entretint ensuite avec les gardes, et, comme ils tâchaient de l'égayer en lui faisant des plaisanteries, il leur donna une de ses outres. Ils s'assirent aussitôt dans le lieu où ils se trouvaient et, ne pensant plus qu'à boire, pressèrent  le jeune homme de rester et de leur tenir compagnie. Il se laissa persuader, demeura avec eux et leur donna encore une outre. Les gardes burent avec excès, s'enivrèrent, puis, vaincus par le sommeil, s'endormirent à l'endroit même où ils avaient bu. Dès que le jeune homme vit la nuit avancée, il leur rasa par dérision la joue droite, détacha le corps de son frère, le chargea sur un de ses ânes et revint chez lui, ayant ainsi exécuté les ordres de sa mère.
Lorsque le roi apprit qu'on avait enlevé le corps du voleur, il entra dans une grande colère ; mais, comme il voulait absolument savoir qui avait fait le coup, il chargea un de ses ministres de se rendre déguisé dans un endroit de la ville, et là de faire connaître qu'il donnerait une grande récompense à celui qui lui raconterait la plus belle histoire. Le voleur, l'ayant appris, reconnut le piège et voulut montrer qu'il était plus habile que le roi. Il coupa près de l'épaule le bras d'un homme nouvellement mort, le mit sous son manteau et alla trouver le ministre du roi. Celui-ci lui fit les questions qu'il adressait à tous les autres. Le voleur lui raconta ce qu'il avait fait. Il finissait à peine, que le ministre veut l'arrêter. Comme ils étaient dans un lieu obscur, le voleur lui tendit le bras du mort que l'autre saisit, et dans le même temps il s'échappa.
Le roi, informé de ce qui s'était passé, fût extrêmement surpris de la ruse et de la hardiesse de cet homme. Il fit publier dans toutes les villes de son obéissance qu'il lui accordait sa grâce, et que, s'il voulait se présenter devant lui, il le récompenserait magnifiquement. Le voleur se fia cette fois à la parole du roi et se rendit au palais. Ramsinit conçut pour lui une si grande admiration, qu'il lui donna sa fille en mariage.
Voilà une histoire digne des Mille et une Nuits, quoiqu'elle soit bien vieille ; mais le goût du merveilleux a de tout temps existé dans l'Orient. Les prêtres faisaient descendre le même roi tout vivant aux Enfers, sans toutefois s'être mis en frais d'imagination pour raconter une pareille entreprise : ils ne dirent à Hérodote ni par quels moyens Ramsinit y alla, ni dans quel but. Il y trouva Cérès, joua aux dés avec elle, tantôt gagna et tantôt perdit. Au retour, la déesse lui fit présent d'une serviette d'or : c'était bien peu pour un si grand voyage ! Quand les Grecs faisaient tenter la même aventure par Hercule et Thésée, la chose valait au moins la peine, et, à défaut de raisons, ils trouvaient des prétextes : l'un y arrachait Alceste des mains de la Mort, l'autre voulait ravir Proserpine à Pluton, le dieu des Enfers.

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05 décembre 2006

Aspects divers de l'Egypte

"Les champs du Delta offrent trois tableaux différents, selon les trois saisons de l'année égyptienne. Dès le milieu du printemps, les récoltes déjà enlevées ne laissent voir qu'une terre grise et poudreuse, si profondément crevassée, qu'on ose à peine la parcourir. A l'équinoxe d'automne, c'est une immense nappe d'eau rouge et saumâtre, du sein de laquelle sortent des palmiers, des villages et des digues étroites qui servent de communication. Après la retraite des eaux, on n'aperçoit plus, jusqu'à la fin de la saison, qu'un sol noir et fangeux. C'est pendant l'hiver que la nature déploie toute sa magnificence ; alors la fraîcheur, la force de la végétation nouvelle, l'abondance des productions qui couvrent la terre, surpassent tout ce que l'on admire dans les pays les plus vantés. Durant cette heureuse saison, l'Egypte n'est d'un bout à l'autre qu'une magnifique prairie, un champ de fleurs ou un océan d'épis : fertilité que relève le contraste de l'aridité absolue qui l'environne.
"... Sous ce climat heureux, où l'eau n'est jamais glacée, où la  neige est un objet inconnu où les arbres ne quittent leurs feuilles que pour en produire de nouvelles, la végétation n'est jamais suspendue, et le laboureur, comblé dans ses voeux, ne compterait qu'une saison constamment productive, si les circonstances du débordement du Nil ne limitaient la culture à une partie de l'année : aussi, quand les travaux des hommes suppléent aux inondations, la terre peut donner jusqu'à deux ou trois récoltes dans un an. Aux avantages qu'elle tient de la nature son antique civilisation ajoute pour le voyageur éclairé un charme particulier. La Thébaïde, riche surtout en monuments et en souvenirs anciens, semble vraiment un pays enchanté ; c'est l'impression qu'elle produit jusque sur les esprits les moins cultivés. Vingt cités et beaucoup de lieux inhabités offrent au voyageur toujours surpris ces grands édifices antiques, chefs-d'oeuvre de l'architecture, non seulement par leur masse imposante, leur caractère grave et religieux, mais par leur belle et simple ordonnance, par l'élégante et sage disposition des sculptures emblématiques qui les décorent et par la richesse inconcevable de leurs ornements, qui ne sont jamais insignifiants.
"Thèbes, bouleversée par tant de révolutions, Thèbes, maintenant déserte, remplit encore d'étonnement ceux qui ont vu les antiques merveilles de Rome et d'Athènes ; Thèbes, à l'aspect de laquelle nos armées victorieuses s'arrêtèrent spontanément, en poussant un cri unanime de surprise et d'admiration ; Thèbes, célébrée par Homère et, de son temps, la plus belle ville du monde, après vingt-quatre siècles de dévastation, en est encore plus étonnante. On se croit dans un songe quand on contemple l'immensité de ses ruines, la grandeur, la majesté de ses édifices, et les restes innombrables de sa magnificence..."

* Il pleut très rarement en Egypte. A Alexandrie, du mois de novembre 1798 au mois d'août 1799, Marmont ne vit pleuvoir qu'une seule fois, durant une demi-heure. Le canal de l'isthme de Suez a changé ces conditions météorologiques, à l'orient du Delta. J'ai vu peu de pluie dans l'ancienne terre de Gessen.

* Thèbes occupait toute la largeur de la vallée du Nil et remontait des deux côtés jusque sur les premières assises des montagnes. De pauvres villages, Médinet et Gournah sur la rive gauche, Louqsor et Karnak sur la rive droite, font tache au milieu de ces ruines grandioses, monuments d'une civilisation puissante. Les palais de Karnak couvraient à eux seuls 130 hectares enfermés dans une enceinte de briques.

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04 décembre 2006

Les Bouches du Nil

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Les fleuves ont à leur embouchure la plus grande masse de leurs eaux. Contrairement à ce principe, le Nil diminue à mesure qu'il approche de la mer, parce qu'il reçoit en Egypte aucun affluent et qu'il y alimente de nombreux canaux de dérivation. Des cataractes de Syène, si célèbres dans l'antiquité et qui pourtant n'étaient pas bien terribles, jusqu'à Memphis, le Nil coule dans un seul lit. A la pointe du Delta, il se sépare et va se jeter dans la mer par des embouchures dont le nombre a souvent varié. Les anciens en connaissaient sept : les bouches Canopique, Bolbitine, Sébennytique, Phatnique, Mendésienne, Tanitique et Pélusienne. Les seules branches qui versent aujourd'hui leurs eaux à la mer sont celles de Rosette et de Damiette ; les autres ne sont plus que des canaux. Comme dans cette partie de son cours le fleuve répand librement ses eaux sur ses rives, le Delta avance peu, d'un mètre seulement par année en moyenne, tandis que le Pô, qui est endigué, fait chaque année reculer la mer de 25 mètres, par les sables et le gravier qu'il apporte.

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03 décembre 2006

Le crocodile et le voleur

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Un voyageur anglais raconte en effet qu'il tua, en Egypte, sur les bords du Nil, un crocodile de grande taille, dans l'estomac duquel il trouva :
- Une boucle de ceinture, une boucle de pantalon, quatorze boutons en métal, une paire de boutons de manchettes, soixante-treize clous de souliers, quarante-trois oeillets de chaussures, un couteau à six lames, une bourse en métal contenant des pièces de monnaie anglaise, trois bagues en or ornées de brillants, un chronomètre en métal, un étui à cigarettes et une boîte d'allumettes en vermeil, enfin, une petite boussole de poche.
On imagine aisément la surprise du voyageur. Il ne savait pas, et l'on ne savait point non plus avant lui, que les crocodiles eussent de telles fringales. Il y avait là, certainement, quelque fait anormal. Notre voyageur en eut bientôt la preuve.
Quelques jours plus tard, en effet, se trouvant à l'hôtel, il montrait à ses voisins de table le chronomète, l'étui à cigarettes et la boîte d'allumettes qui portaient un chiffre composé de deux initiales, lorsqu'il vit un gentleman se lever vivement de sa place et se diriger vers lui en donnant les marques de la plus ardente curiosité.
Le gentleman s'approcha de notre voyageur et le pria de lui confier, pour un instant, les objets qu'il venait de montrer. A peine les eut-il examinés, qu'il poussa une exclamation : ce chronomètre, cet étui à cigarettes et cette boîte d'allumettes, il les reconnaissait pour lui avoir appartenu.
Il raconta alors que, six semaines auparavant, on lui avait dérobé ces trois objets, plus trois bagues ornées de pierres précieuses. Ce vol coïncidait avec la disparition de l'un de ses domestiques qu'il soupçonnait d'être l'auteur du larcin, mais dont il n'avait jamais pu retrouver la trace, malgré toutes ses recherches.
Notre voyageur, qui, on le sait, avait aussi trouvé trois bagues en or dans l'estomac du crocrodile, ne douta pas un instant de la véracité de l'affirmation du gentleman. Il lui montra , en effet, les trois bagues, que celui-ci reconnut parfaitement, ainsi que la bourse en métal et le couteau qui, eux, avaient appartenu au domestique.
Il fut facile de reconstituer les détails de l'aventure.
Son vol accompli, le domestique infidèle, s'était enfui. Après avoir sans doute beaucoup couru, et ne se voyant pas poursuivi, il s'était très probablement endormi, harassé de fatigue, au bord du Nil ; et c'est là que le crocodile, en quête de son déjeuner, était venu le cueillir tandis qu'il dormait. L'animal avait bien digéré tout le reste, mais les objets en métal n'avaient pas voulu passer !
Et c'est ainsi que, par les voies les plus inattendues, le volé rentra dans son bien, et que le voleur reçut le châtiment, un peu excessif, il est vrai, de sa mauvaise action.

http://lesplusde50ans.canalblog.com

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02 décembre 2006

Inondations périodiques du Nil

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Chaque année, presque à jour fixe, du 20 juin au 1er juillet, ce fleuve grossit peu à peu durant cent jours; franchit ses rives dans la moyenne Egypte et dans le Delta et se répand sur tout le pays jusqu'à la fin de septembre, imbibant la terre d'une quantité d'eau qui, avec les rosées abondantes des nuits, suffit pour nourrir les plantes le reste de l'année. A partir du commencement d'octobre il baisse, se retire et rentre enfin au solstice d'hiver dans son lit, laissant sur les terres qu'il a recouvertes un limon gras et léger qui sert d'engrais ; il continue à décroître jusqu'à la fin mai. Il faut que la crue soit de 7 mètres à 7 mètres et demi pour que l'inondation recouvre tout le sol labourable et que la récolte soit abondante. S'il monte moins haut, une partie seulement des terres est arrosée et peut être ensemencée. Au-dessus de 8 mètres, la crue devient nuisible, parce que les eaux séjournent trop longtemps sur les terres ; passé 8 mètres et demi, la famine est certaine, car on ne peut faire les semailles dans un sol marécageux, et il y a danger de peste. Dans la haute Egypte, le fleuve étant encaissé entre des rives élevées, l'inondation est artificielle. On a calculé que l'exhaussement du sol de l'Egypte dû aux dépôts du Nil était de 0m,126 par siècle.
Ce phénomène, qui semblait jadis merveilleux et inexplicable, est fort simple et non particulier au Nil. Tous les fleuves dont les sources sont dans la zone torride ont aussi des crues régulières dues aux pluies périodiques qui tombent dans cette région. Or les montagnes au pied desquelles se sont formés les grands lacs dont le Nil ou les fleuves qui alimentent son cours supérieur sont le déversoir s'élèvent au sud du tropique du Cancer. Elles reçoivent chaque année, à l'époque de la mousson du sud-ouest, c'est-à-dire dans la saison des pluies, d'énormes masses d'eau qui gonflent les lacs, puis le Nil, et que le fleuve emporte avec le limon arraché de ses rives vers la vallée inférieure. Sans lui, l'Egypte eût été recouverte par les sables, et le désert, dant toute son aridité, se fût étendu jusqu'à la mer Rouge. Que serait-il arrivé, s'il en avait été ainsi ? Supposez un pli de terrain arrêtant le cours du Nil vers la Méditerranée et le rejetant dans la mer Rouge : l'Egypte, telle que nous la connaissons, c'est-à-dire un des foyers de la civilisation du monde et le lien de l'Europe, de l'Afrique et de l'Asie, était supprimée. La Grèce ne pouvait rien tirer d'elle ; Alexandre n'y venait point ; l'Afrique restait un monde à part, à jamais solitaire, et une infranchissable barrière s'élevait entre l'Europe et l'Inde, dont la vallée du Nil a été le grand chemin.

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29 novembre 2006

Les Impurs

Les nombreux captifs ramenés par les pharaons de leurs expéditions avaient été condamnés aux rudes labeurs ; ils travaillaient aux carrières et creusaient des canaux ; ils fabriquaient des briques et construisaient des buttes pour contenir l'eau du Nil. Les exigences du maître donnèrent de la résolution aux esclaves, lorsque ce maître cessa d'être un pharaon puissant et victorieux devant qui tous tremblaient. On a vu le récit de la Bible sur l'exode des Juifs, voici la tradition égyptienne : les Impurs étaient en hostilité continuelle avec les villes de population égyptienne. Aménophis, pour en délivrer ses Etats, les relégua dans les carrières, à l'orient du Nil, et Avaris, l'ancienne forteresse des rois pasteurs, leur fut assignée comme retraite. Mais, réunis en ce lieu, les Impurs se constituèrent en corps de nation, sous le commandement d'un prêtre d'Héliopolis, nommé Osarsyph, qui leur donna des lois religieuses et civiles entièrement opposées à celles des Egyptiens. Ensuite, ayant relevé les fortifications d'Avaris, ils envahirent l'Egypte au nombre de 200 000 hommes. Aménophis se rappela une ancienne prédiction qui annonçait que l'Egypte tomberait pour treize ans au pouvoir des Impurs. Frappé d'épouvante, il s'enfuit en Ethiopie avec son armée et une multitude d'Egyptiens. Pendant les treize années que dura cette retraite ; l'Egypte essuya les plus affreux ravages. Enfin le jour de la vengeance arriva : Aménophis et son fils Ramsès rentrèrent en Egypte défirent les Impurs et les repoussèrent dans le désert?

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27 novembre 2006

Conquête de Sésostris

Suivant un écrivain grec, Diodore de Sicile, Sésostris avait été merveilleusement préparé par son éducation au rôle de conquérant. Entouré dès sa naissance, par son père Aménophis, des enfants nés le même jour que lui, il avait fait avec eux l'apprentissage de la guerre par de rudes exercices, de longues courses et des luttes continuelles contre les animaux du désert ou contre ses sauvages habitants. A la mort de son père, Sésostris rêva d'autres exploits. Il choisit 600 000 fantassins parmi les hommes les plus braves et les plus robustes de toute l'Egypte, réunit 24 000 cavaliers et 26 000 chars de guerre. A la tête de cette armée formidable furent placés les compagnons de son enfance, dont il avait pu apprécier le courage et l'habileté. Il soumit d'abord l'Ethiopie, lui imposa un tribut en ébène, en or et dents d'éléphants, et, tandis qu'une flotte de quatre cents vaisseaux longs, équipée sur le golfe Arabique, subjuguait les rivages et les îles de la mer Rouge et de l'océan Indien, il dompta l'Asie occidentale et s'avança jusqu'au Gange. Remontant alors vers le nord, il soumit les tribus scythiques jusqu'au Tanaïs, laissa une colonie dans l'isthme qui sépare la mer Noire de la mer Caspienne, et pénétra par l'Asie Mineure dans la Thrace, où la disette, la rigueur du climat et la difficulté des lieux mirent un terme à ses triomphes. Ces lointaines expéditions sont plus que problématiques, mais les grands travaux de Ramsès II ne le sont pas.

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